juillet 05, 2009
F4 History: 1989, A shock heard 'round Europe
1989 Final Four Jugoplastika vs. Maccabi
1989 FINAL FOUR
Munich, Germany
Après le succès de 1988, la FIBA répéta la formule du Final Four. Barcelone, Maccabi, Aris et Nashua se retrouvèrent encore parmi les 8 dernières équipes tandis que Scavolini remplaça Tracer, Jugoplastika le Partizan, Limoges prit la place de Pau-Orthez et le CSKA fit ses début dans le tour précédent le Final Four. Le Maccabi termina premier (12v-2d), Barcelone deuxième (11v-3d), tandis que Jugoplastika et Aris, respectivement troisième et quatrième avec 8v-6d, se qualifièrent aussi pour le Final four. Le tournoi final eut lieu à Munich en Allemagne du 6 au 8 avril. Le Maccabi battit Aris dans la première demi-finale avec 28 points de Doron Jamchy et 20 chacun de Kevin Magee et Kenny Barlow. Dans la deuxième demi-finale, Jugoplastika battit le Barca derrière 28 points de Toni Kukoc, 21 de Dusko Ivanovis et 18 de Dino Radja. Dans la grande finale, et pour la deuxième année consécutive, le favori Maccabi quitta le Final four sans le titre. Comme Barcelone auparavant, le Maccabi subit les 24 points de Radja et les 18 points de Kukoc en finale. Les jeunes talents de Split furent la révélation.


Interview: Dino Radja of Jugoplastika
Dino Radja, 1989
Radja as a young gun
Photo: Gigantes del Basket




Dino Radja respire un bon coup : il est temps de revenir, après toutes ces années, sur le Final Four de 1989. Cette année magique de Jugoplastika, la première des 3 couronnes européennes de l'équipe croate de Split. Et la plus inattendue. Rien que le fait d'aller à Munich était quelque chose d'impensable. Radja et Toni Kukoc étaient les stars de la première équipe Jugoplastika. Ils deviendront bientôt des stars planétaires, franchissant les frontières alors que personne ne s'y attendait. Tout commença à Munich en 1989, lors du deuxième Final four, où ils jouèrent les matchs qui lancèrent leurs carrières. Radja se souvient : "S'il vous plaît, ne perdez pas de 20 points. Je ne peux plus entendre quelqu'un dire ça. S'il vous plaît, ne perdez pas de 20 points. On avait fait une grosse saison, mais réussir à se qualifie pour Munich était plus que ce à quoi tout le monde s'attendait. Ils s'attendaient tous à ce que se soit la fin de l'aventure, donc le message était : Ne soyez pas troublés, ne perdez pas de 20 points. "

Jugoplastika fut, jusqu'alors, la plus jeune équipe du Final four, des gamins dans l'arène des grands garçons et des géants européens.

"Toni Kukoc et moi-même 20 ans, ce qui limitait notre expérience européenne. Velimir Perasovic et Zoran Sretenovic juste un peu plus âgés. Goran Sobin et Dusko Ivanovic, les plus âgés de notre équipe, mais ils n'avaient jamais joué un grand, vraiment grand match européen comme dans un Final Four. Mais étant jeunes et pleins d'espoir, tout peut arriver."

Pourtant, Dino avait quelques doutes.

"Regarde juste qui il y avait en face. La fameuse équipe de Barcelone, notre premier adversaire, avec Sibilio, Norris, Epi, le Maccabi Tel Aviv avec 4 très bons américains, Simms, Mercer, Magee et Barlow. Et Doron Jamchy, un des plus grands marqueurs européens de tous les temps. Aris avec la machine à scorer, Nikos Galis (seul Drazen Petrovic était meilleur), plus Yannkis, Subotis et Wiltjer. Vraiment beaucoup pour une équipe comme la notre qui – soyons honnêtes – sortait juste du jardin d'enfants."

Mais ça se révéla comme la meilleur histoire, un rêve de journaliste, l'histoire qui met fin à toutes les autres.

"Je me rappelle l'avant-match dans notre vestiaire avant d'affronter Barcelone. Le coach Bozo Maljkovic nous calma, on savait à quoi s'attendre. Et quand il eut fini, ce fut au tour du professeur. Aleksandar Nikoloc, le grand coach, le mentor de Bozo, vainqueur du titre européen avec Ignis. Son discours nous a inspiré. Un discours à ne jamais oublier. Il nous a dit à quel point il était fier. Il nous a dit : 'Vous êtes la meilleure chose qu'il m'arrive dans le basket. Jouez dur, ne vous laissez pas abattre car tout le monde dit que vous êtes arrivés à Munich par accident.'"

Jugoplastika gagna de 10 points. 24 points de Toni Kukoc, 19 de Dusko Ivanovic et 18 de Dino Radja. Et ensuite le grand jour, le plus gros challenge, la finale contre le Maccabi Tel Aviv.

Ce fut la même histoire. Bozo Maljkovic, et le professeur. 'Ne soyez pas troublés. C'est une grande, très grande équipe, avec 4 américains et Jamchy.' Des années plus tard j'ai compris notre cher professeur. Il y croyait toujours, mais il parlait toujours du pire scénario."

La finale fut une autre paire de manche, serrée jusqu'à la fin. Jugoplastika prit 5 points d'avance à la 37'. Trois minutes plus tard, les gars de Split avaient réussi l'impensable. Kukoc marqua 18 points. Radja planta 24 points au Maccabi, qui limita Ken Barlow à 13 points et Kevin Magee à 10 unités.

C'est la destinée. Encore maintenant, après tant d'années, c'est la destinée. Champions d'Europe ? Ca nous a vraiment frappés dès notre retour. On a été accueillis comme des rois à la maison. Split était en effervescence. C'est seulement à ce moment que la plupart d'entre nous a réalisé ce qu'on avait fait. Oui, champions d'Europe."

Jeunes, talentueux, bons et fous ?

"Oui, tu pourrais dire ça. Un mélange de tour ça. Une chose que je sais : on respectait tout le monde mais on avait pas peur. Pas peur du tout. On était jamais fatigués. Jamais. Bozo Maljkovic savait très bien nous motiver. On savait à quoi s'attendre. On savait aussi qu'on pouvait tout gagner si on y croyait. Et on l'a fait."
mardi 6 mars 2007
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