Decade to Decade: The Nineties
Decade to decade
The Nineties: A history of European club champions!!

Zeljko ObradovicLa victoire du Panathinaikos lors du Final four 2002 rentra dans l'histoire de bien des manières, mais le plus marquant fut le cinquième titre européen des clubs de Zeljko Obraadovic, premier coach à réaliser cet performance. Obradovic termina ce qu'il avait commencé dans les années 90. Lui et ses collègues entraîneurs yougoslaves font partie de l'histoire de l'ère du Final Four, gagnant 11 des 15 titres. Mais Obradovic lui-même rejette l'idée que l'origine d'un coach est le plus important. Il a déclaré : "Je ne suis pas d'accord avec l'idée habituelle selon laquelle les coachs yougoslaves ont quelque chose de spécial ou ont quelque chose que les autres n'ont pas. En Europe il y a beaucoup d'excellents coachs. S'il y a quelque chose qui nous différencie du reste, c'est notre rapide adaptation peu importe où nous allons. Personnellement, j'ai travaillé en Yougoslavie, Espagne Italie et maintenant en Grèce, presque sans ressentir un changement dans ma vie."

Si dans les décennies précédentes, un ou deux clubs réussissaient presque toujours à dominer en Europe, c'est difficile de choisir une seule équipe comme la meilleure des années 90. En effet, depuis 1991, aucune équipe n'a gagné deux années de suite. Mais les coachs eux dominaient, la plupart issus de l'école yougoslave. En 15 ans de Final four, seuls Franco Casalini (Philips Milan, 1988), Ettore Messina (Kinder, 1998), Jonas Kazlauskas (Zalgiris, 1999) et Pini Gershon (Maccabi, 2001) furent capables de contester la suprématie des coachs yougoslaves. Les 11 autres titres furent remportés par Zeljko Obradovic (5), Bozidar Maljkovic (4), Zeljko Pavlicevic (1) et Dusan Ivkovic (1).

Ce qui commença avec Bozidar Maljkovic et Jugoplaastika (1989, 1990) continua avec Pavlicevic (1991) également avec Jugoplastika, et Obradovic (1992) avec le Partizan. En 1993, Maljkovic était de retour au top avec les Français de Limoges. Ensuite Obradovic gagna deux titres supplémentaires avec des équipes différentes, Joventut (1994) et Real Madrid (1995). Maljkovic frappa encore en 1996 avec le premier titre du Panathinaikos. L'année suivante, Olympiacos l'emporta, avec Dusan Ivkovic demandant les tirs depuis le banc. En fin de compte, Messina mit fin à cette domination en 1998 puis Kazlauskas en 1999, mais Obradovic, avec deux autres titres pour le Panathinaikos, en 2000 et 2002, rétablit à nouveau la tendance. Si ça ne suffit pas, Obradovic peut ajouter deux coupes Saporta, avec Madrid en 1997 et Benetton en 1999, tout comme Ivkovic et Dragan Sakota. Maljkovic, Dusko Ivanovic and Svetislav Pesic gagnèrent aussi des coupes Korac. Le titre Euroligue 2002 fit de Obradovic le doyen du groupe, avec 5 titres européens pour 4 équipes différentes et 8 Final Four en tout, mais Obradovic préfère ne pas parler de lui :

"Je sais qu'on est considéré comme des coachs exigeants qui demande beaucoup à leurs joueurs, mais il n'y a pas deux coachs qui travaillent de la même façon. Chacun a ses propres idées et ses méthodes. Pour ma part, je reconnais toujours que j'ai été très chanceux de pouvoir travailler dans de grandes équipes avec de grands joueurs qui étaient capables de mettre mes idées à exécution. Il n'y a aucun doute qu'avec des équipes médiocres, je n'y serais jamais arrivé."

Le coach du Panathinaikos est convaincu que la formule du Final four est un grand succès, et qu'elle a propulsé le basket européen à un autre niveau :

"Avec le temps, le Final Four est devenu le grand évènement de la saison, une fête du basket-ball qui réunit tout le monde. On peut déjà parlé de l'esprit du Final four, et l'Europe peut être fière d'avoir créer cet évènement."

A propos des caractéristiques de la compétition dans la dernière décennie du siècle dernier, Obradovic déclare :

"Le fait qu'aucune équipe n'ait réussi à gagner deux fois de suite depuis 1991 confirme que la compétition est chaque jour plus forte. Il y a beaucoup de grosses équipes avec de grandes aspirations. Toujours plus, il y a beaucoup plus de matchs qu'avant, et c'est difficile de toujours gagner, dans les championnats nationaux, les coupes et les coupes européennes. C'est difficile de gagner deux ou trois titres dans la même saison, et dans les 15 dernières années, ça s'est produit très peu de fois. Le changement dans les règles a également eu une bonne influence sur le développement du basket-ball. La règle des 24 secondes est probablement la plus marquante, mais je ne partage pas toujours l'idée qu'un match avec 200 points est un grand match et qu'un de 130 points ne l'est pas. Chaque match doit être considéré indépendamment et on doit essayer de ne pas généraliser."

Obradovic voit aussi les bonnes tendances dans le management du basket-ball européen.

"Pour la première fois, il y a des présidents de ligues qui écoutent les opinion des coachs et qui changent les règles. Rien n'est plus normal."

Obradovic est également d'accord sur le fait que les dernières années ont été marquées par le départ des meilleurs joueurs européens en NBA :

"Maintenant c'est impossible d'empêcher cela, mais on doit le considérer d'un point de vue positif. Il y a plus de place pour les jeunes joueurs et ils tirent bénéfice de cette chance. Le basket-ball européen est une mine inépuisable, mais on doit lutter contre la NBA dans le sens que l'on doit remplir les conditions pour permettre aux joueurs de choisir l'Europe au lieu de la NBA. On doit créer notre propre NBA et ne pas attendre que les Américains arrivent ici et nous disent comment on doit faire les choses."
mercredi 7 mars 2007
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